Complexité et récupération des aides
En raison de la complexité des matières (notamment en matière de droit des étrangers, des délais de prescription…), ce travail revêt un caractère essentiel en ce qui concerne la récupération du RIS et/ou de l’ERIS auprès du SPP Intégration sociale, où chaque pourcentage de l’aide non récupérée se chiffre très rapidement en centaines de milliers d’euros, voire même en millions d’euros pour les plus grands CPAS du pays.
Comptabilité peu fiable
Un autre phénomène constaté est le manque d’image fidèle de la comptabilité des CPAS où figurent souvent des créances à percevoir (envers le SPP IS, l’Etat fédéral) qui ne seront, dans de nombreux cas, jamais perçues et impacteront (très) lourdement le résultat de l’exercice comptable au sein duquel elles seront prises en charge.
Manque d’outils financiers
Enfin, trop peu d'organes de gestion (Bureau permanent et/ou Conseil de l’Action Sociale) de nos CPAS disposent d'outils de reporting financier périodiques leur permettant de prendre des décisions en temps opportun. Nous pensons, par exemple, à un tableau de bord budgétaire, un tableau de bord relatif aux remboursements de créances, un plan de trésorerie, un reporting financier relatif au fonctionnement de la maison de repos.
Déficits imprévus
Ce manque d’information en temps utile implique un risque de surprise désagréable à la clôture de l’exercice, sous la forme d’un déficit budgétaire largement supérieur à celui initialement estimé, obligeant la Commune en question à combler ce déficit, alors que celle-ci n’a pas pu le prévoir ni dans son budget initial, ni lors d’une révision budgétaire.
Préserver l’aide sociale en danger
La sonnette d’alarme retentit à nouveau, mais, tout comme les fois précédentes, trop peu de décideurs s’en soucient ou agissent en conséquence. À défaut de solution rapide, le travail remarquable réalisé par nos travailleurs sociaux, mais aussi par leurs collègues des services à caractère financier, sera réellement anéanti par le manque de moyens, ce qui obligera à revoir le type d’aide et les conditions d’octroi.