C'est une question qui revient régulièrement et qui -est évidemment compréhensible. Après tout, chaque avantage doit avoir ses inconvénients, n'est-ce pas ?
Du côté de l'employeur, la principale préoccupation est la charge administrative qui est susceptible d’accompagner un plan cafétéria.
Il est donc essentiel d'accorder l'attention nécessaire aux points suivants lors du choix d'un fournisseur :
- Quels sont les services et l'assistance fournis, tant sur le plan du contenu que sur le plan technique ?
- Dans quelle mesure l'outil permet-il l'automatisation : facilité d'importation et d'exportation des données, communication avec le secrétariat social, automatisation des commandes de fournisseurs tels que les vélos ou les appareils multimédias, rapports, génération d'une pièce jointe au contrat pouvant être signée numériquement, etc. ?
- Simplicité : lors de la mise en place d'un plan cafétéria, il est préférable de commencer par un nombre limité d'avantages. De cette manière, vous limitez la charge de travail et vous l'étendez au fil des ans, une fois que le système est établi et connu à la fois des RH et des employés.
Veillez à vous faire conseiller par une personne expérimentée afin d'élaborer un plan cafétéria sur mesure pour l'entreprise, qui tienne également compte de la disponibilité des ressources humaines et d'autres membres du personnel pour la succession.
Du côté des employés, l'accent doit être mis sur une communication transparente. Ils doivent pouvoir évaluer parfaitement l'impact de leurs choix dans le plan cafétéria, on seulement sur leurs salaires, mais aussi dans d'autres domaines.
En effet, les options pour lesquelles vous ne payez pas ou moins de cotisations de sécurité sociale peuvent avoir un impact sur votre pécule de vacances de départ et sur l'accumulation de vos droits à la sécurité sociale.
Lorsque vous recevez une prime de fin d'année de manière traditionnelle, le salarié voit un montant brut sur la fiche de paie, mais les cotisations de sécurité sociale et le précompte professionnel sont déduits de ce montant. Le salarié se retrouve donc avec un montant net inférieur.
C'est précisément là que réside la force d'un plan cafétéria : si (une partie de) cette prime de fin d'année est désormais utilisée comme budget dans le plan cafétéria, le salarié consacre ce budget à d'autres avantages qui sont - dans de nombreux cas - moins lourdement taxés et/ou exonérés de cotisations de sécurité sociale. Il en résulte souvent un avantage net intéressant pour l’employé et donc un pouvoir d'achat accru.
L'inconvénient, bien sûr, est qu'aucune cotisation de sécurité sociale n'est alors perçue sur cette partie du budget dépensé et, en d'autres termes, aucune accumulation de vos droits sociaux tels que la pension légale ou les prestations de maladie et de chômage ne peut avoir lieu.
Toutefois, il est important de noter que tous les salariés ne seront pas concernés par cette mesure. En effet, l'acquisition de ces droits est plafonnée, ce qui signifie que seuls les salaires ne dépassant pas un certain plafond de revenus sont pris en compte pour ce calcul. Si vous gagnez plus que le montant du plafond (qui est indexé annuellement) et que vous participez au plan cafétéria, vos droits sociaux ne seront pas réduits car vous avez déjà accumulé des droits jusqu'au plafond. Tant que votre salaire brut n'est pas inférieur au plafond, il n'y a donc pas d'impact individuel.
Toutefois, l'impact est souvent minime. En effet, le plafond est atteint assez rapidement pour les prestations de maladie et de chômage, par exemple, alors qu'il est un peu plus élevé pour l'accumulation des droits à pension.
L'essentiel est d'informer correctement vos employés afin qu'ils puissent faire leur propre choix en connaissance de cause. Cela implique de mettre en balance l'impact (souvent minime) sur les prestations sociales et l'avantage net (relativement important) qu'ils peuvent actuellement en tirer sur la base de leurs choix dans le plan cafétéria comme, par exemple, un beau vélo électrique, du matériel informatique, une assurance maladie supplémentaire (qui offre à son tour une protection sociale supplémentaire à l'employé et à sa famille), etc.
En outre, le salarié doit également être bien informé des conditions de participation au plan cafétéria. Par exemple, pensez aux règles que vous fixez en tant qu'entreprise en matière d'horaires décalés, d'absences prolongées, etc.
En effet, ces événements impactent non seulement le budget disponible de l'employé, mais aussi entraînent le paiement d'une certaine redevance ou d'une valeur résiduelle par l'employé lors de la reprise d'un appareil ou d'un vélo. En effet, le travailleur ne devient pas immédiatement propriétaire au moment de sa sélection, précisément parce que l'avantage (para)fiscal est lié au fait que l'employeur le met à sa disposition pour une certaine période.