Notre article précédent soulignait l’urgence de moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) dans un contexte de progrès technologiques, d’une guerre froide 2.0 et d’attention croissante qu’accordent des entités étrangères à la revendication des richesses minérales de l’Arctique, essentielles au succès de la transition vers l’énergie propre.
Cet effort de modernisation ne peut s’effectuer en vase clos.
Étant donné que la plupart des investissements liés au NORAD devraient avoir lieu dans le Nord canadien et l’Arctique,1 il est essentiel de bien comprendre l’interconnectivité entre la modernisation du NORAD et les autres politiques et stratégies fédérales qui ont une incidence sur le territoire. Cela inclut notamment le Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord,2 le rapport sur la sécurité de l’Arctique,3 la Stratégie canadienne sur les minéraux critiques,4 les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, ainsi que la politique de défense du Canada : Protection, Sécurité, Engagement et Écologisation.5 Être en mesure d’établir des liens entre ces politiques et les structures de financement s’avère donc d’une importance cruciale pour rationaliser efficacement l’obtention des résultats escomptés.
Il est d’autant plus important de déterminer si les politiques sont suffisamment bien intégrées pour soutenir les objectifs du gouvernement et, surtout, si elles profitent aux peuples autochtones directement touchés.
Trois domaines méritent une analyse plus approfondie : la gestion de projets majeurs, la cocréation inclusive et les infrastructures.