Plusieurs des dispositions de l’impôt devant venir à échéance à la fin de 2025 auront une incidence sur les particuliers. Par exemple, les taux d’imposition des particuliers augmenteront, le taux fédéral le plus élevé devant passer de 37 % à 39,6 %, et le montant de l’exclusion sur les successions et les dons diminuera pour passer de 13,6 millions de dollars à environ 5 millions de dollars. Par ailleurs, les particuliers ne seront plus limités quant au montant d’impôts étatiques qu’ils peuvent déduire de leur revenu imposable fédéral (la déduction actuelle est limitée à 10 000 $).
Revenu d’entreprise admissible
La déduction au titre du revenu d’entreprise admissible (qualified business income ou « QBI ») doit également venir à échéance. Cette déduction réduit l’impôt des particuliers – au moyen d’une déduction de 20 % – sur certains revenus d’entreprise admissibles gagnés par des entités intermédiaires comme les sociétés de personnes, les sociétés à responsabilité limitée, les sociétés de type « S » (S Corporations) et les entreprises individuelles. Cela signifie que le revenu d’entreprise intermédiaire sera ensuite imposé selon les taux d’imposition du revenu des particuliers, sans déduction au titre du revenu d’entreprise admissible.
Dons de bienfaisance
Les déductions pour les dons de bienfaisance seront ramenées à un plafond de 50 %, au lieu de 60 % du revenu brut rajusté.
Taux d’imposition sur le revenu des sociétés
Le taux d’imposition fédéral sur le revenu des sociétés de 21 % ne doit pas venir à échéance et les républicains sont déterminés à le maintenir. Le président des États-Unis, Donald Trump, a discuté de la réduction de ce taux à 15 % pour les contribuables qui fabriquent des biens aux États-Unis.
Amortissement supplémentaire
La Tax Cuts and Jobs Act (« TCJA ») de 2017 a doublé la déduction d’amortissement supplémentaire pour les biens admissibles (comme les machines), la faisant passer de 50 % à 100 %, mais l’élimination progressive de l’amortissement supplémentaire a commencé à partir de 2022. Les actifs admissibles bénéficiaient d’une déduction de 60 % en 2024. Cette déduction est réduite à 40 % en 2025 et elle diminuera pour s’établir à 20 % en 2026. À moins que le Congrès ne décide d’adopter de nouvelles modifications aux lois fiscales, la déduction sera complètement éliminée d’ici 2027.
Traitement des dépenses de recherche et de développement expérimental
Avant 2022, les contribuables étaient autorisés à déduire leurs dépenses de recherche et de développement expérimental à mesure que ces montants étaient engagés. La TCJA a modifié cette situation et exige que les dépenses soient inscrites à l’actif et amorties sur une période de cinq ans à compter de 2022.
Déductibilité des intérêts
La TCJA a imposé de nouvelles restrictions sur la déductibilité des intérêts qui limitent généralement la déduction des frais d’intérêts d’entreprise à 30 % du bénéfice avant intérêts, des impôts, des déductions pour perte d’exploitation nette et des déductions pour amortissement. À compter de 2022, cette restriction a été resserrée davantage en éliminant l’amortissement de la formule, réduisant ainsi le plafond de déduction.
Revenu incorporel provenant de l’étranger
L’avantage lié au revenu incorporel provenant de l’étranger (Foreign Derived Intangible Income, ou « FDII » en anglais) doit diminuer en 2026. La TCJA permet aux sociétés américaines de payer effectivement un taux réduit d’imposition sur les revenus d’exportation tirés de certains actifs situés aux États-Unis. En permettant une déduction de 37,5 % sur les impôts prélevés sur le FDII, les sociétés paient un taux d’imposition effectif de 13,125 % plutôt qu’un taux de 21 %. En 2026, la valeur de la déduction diminuera, ce qui signifie que le taux d’imposition effectif sur le FDII augmentera. Le montant de la déduction sera réduit à 21,875 %, menant à un taux effectif de 16,4 % sur le FDII.
Revenu mondial à faible taux d’imposition tiré de biens incorporels
L’impôt sur le revenu mondial à faible taux d’imposition tiré de biens incorporels (Global Intangible Low-Taxed Income ou « GILTI ») doit augmenter. La TCJA exige que les sociétés canadiennes incluent, dans leur revenu imposable, le GILTI qui représente le revenu d’entreprise gagné par une société étrangère affiliée contrôlée. Le taux d’imposition du GILTI est de 10,5 %, ce qui est obtenu en permettant une déduction de 50 % du taux d’imposition des sociétés prévu par la loi de 21 %. Il est permis d’appliquer au GILTI 80 % de l’impôt payé dans d’autres pays à titre de crédit pour impôt étranger afin de réduire l’impôt américain sur le GILTI. Ceci signifie que certains revenus au titre du GILTI peuvent dans les faits être imposés deux fois. Les crédits inutilisés pour impôt étranger liés au GILTI ne peuvent pas être reportés prospectivement.Le taux d’imposition du GILTI devrait augmenter en 2026, passant de 10,5 % à 13,125 %, puisque la déduction du taux d’imposition du GILTI passera de 50 % à 37,5 %.
Impôt anti-abus contre l’érosion de l’assiette fiscale
Le taux de l’impôt anti-abus contre l’érosion de l’assiette fiscale (Base Erosion and Anti-Abuse Tax ou « BEAT ») doit également augmenter. La TCJA perçoit un impôt minimum, appelé impôt anti-abus contre l’érosion de l’assiette fiscale, auprès des grandes sociétés qui atteignent un certain seuil et qui effectuent des paiements déductibles à des sociétés étrangères affiliées ou à des filiales. Le taux de l’impôt BEAT sert en quelque sorte de filet de sécurité pour limiter les paiements contre l’érosion de l’assiette fiscale qui réduisent l’impôt américain. Le taux d’imposition du BEAT, qui est actuellement de 10 %, devrait passer à 12,5 % en 2026.