Le Canada est reconnu depuis longtemps pour son statut de leader dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Cependant, des données récemment recueillies démontrent que nous risquons de perdre cet avantage, non pas en raison d’un manque d’innovation, mais parce que le public ressent une incertitude croissante et fait preuve d’un manque de compréhension.
Le Canada se classe parmi les pays dont la population est la moins formée en IA à l’échelle mondiale : avec d’autres pays, il occupe le 3e avant-dernier rang parmi les 47 pays évalués en matière de confiance dans l’IA et de formation sur cette technologie. De nombreux Canadiens ont notamment fait part de leurs connaissances limitées quant à l’IA et de leur manque de confiance dans leur capacité à utiliser efficacement des outils relatifs à celle-ci.
Ce ne sont que certaines des tendances préoccupantes que révèle une étude mondiale menée en 2025 par KPMG International et l’Université de Melbourne (en anglais) sur la confiance dans l’IA, son utilisation et les attitudes envers celle-ci. Dans le cadre de cette étude, plus de 48 000 personnes issues de 30 économies avancées et de 17 administrations émergentes ont été sondées.
De nombreux Canadiens affirment manquer de confiance dans l’utilisation des outils d’IA et ne pas tout à fait comprendre leur fonctionnement. Les niveaux de confiance dans l’information générée par l’IA sont également faibles : le Canada se classe au cinquième avant-dernier rang des pays disposés à s’y fier.
Fait encourageant, les Canadiens possèdent une idée claire de leurs attentes, soit une meilleure formation, une surveillance plus étroite et une voie à suivre dictée par des institutions dignes de confiance. Ils font surtout confiance aux universités et aux organismes de recherche, et s’attendent à ce que le secteur de l’IA ainsi que le gouvernement adoptent une réglementation intelligente et des normes claires.
Si le Canada peut répondre à cet appel, nous aurons l’occasion de passer d’une posture d’hésitation à un rôle de leader, ainsi que de favoriser une population informée, habilitée et prête à innover.
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