Les structures d’emprunt alternatives remettent en question l’approche traditionnelle en offrant des modalités plus souples et adaptées aux réalités de la croissance du marché des moyennes entreprises qui peuvent stimuler la productivité.
Emprunts subordonnés : Également appelés « créances de second rang », les emprunts subordonnés peuvent être jumelés à des créances de premier rang dans le cadre de facilités de prêts distinctes pour atteindre des objectifs de financement. Les emprunts subordonnés entraînent des frais plus élevés que les créances de premier rang, sont souvent non garantis et peuvent s’accompagner de clauses restrictives ainsi que de modalités de paiement en nature. Souvent perçus comme trop chers par rapport aux créances de premier rang, les emprunts subordonnés représentent toutefois une option moins coûteuse que le financement par actions.
Prêts de premier rang allongés : Ces prêts représentent une approche hybride qui va au-delà des limites habituelles de la créance de premier rang. Essentiellement, ces prêts « allongent » la tranche de la créance de premier rang pour y intégrer des éléments de celle de second rang, ce qui permet d’accroître l’effet de levier sans avoir à recourir à des facilités de prêt subordonnées distinctes. Cette solution est particulièrement avantageuse pour les entreprises privées qui ne bénéficient pas du soutien de promoteurs, car elle simplifie la structure du capital et réduit par le fait même la complexité liée aux créanciers et aux frais juridiques. Grâce à cette capacité d’emprunt accrue, les entreprises peuvent financer des projets d’investissement de plus grande envergure et atteindre leurs objectifs de croissance organique sans avoir à recourir à des sources de capitaux supplémentaires.
Financement unitranche : Le financement unitranche est une solution novatrice qui fusionne la créance de premier rang et les emprunts subordonnés afin de créer une facilité unifiée assortie d’un taux d’intérêt unique et de ses propres clauses restrictives. Originaire du secteur du crédit privé, le financement unitranche gagne du terrain sur le marché canadien des moyennes entreprises, où les prêteurs directs et les fonds alternatifs comblent le vide laissé par les banques traditionnelles. Contrairement à la créance de premier rang traditionnelle, qui privilégie les profils à faible risque, le financement unitranche offre un plus grand levier ainsi que des taux combinés qui respectent la moyenne des coûts des tranches distinctes. Cela pourrait permettre une exécution plus rapide et éliminer la complexité liée aux multiples prêteurs.
Par exemple, une entreprise canadienne de moyenne envergure avait cerné une occasion d’acquisition transformatrice, mais sa banque n’offrait que des créances de premier rang traditionnelles, ce qui nécessitait une injection importante de capitaux. Avec l’aide de KPMG Canada, elle a cherché d’autres solutions de financement et exploré les prêts de premier rang allongés, le financement unitranche ainsi qu’une solution qui combinait la créance de premier rang et les emprunts subordonnés. L’entreprise s’est finalement arrêtée sur une solution de financement qui permettait une acquisition avec moins de capitaux, une exécution plus rapide et des modalités plus souples, ce qui a accéléré la productivité et la croissance.