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      La série de rapports Tour d’horizon des placements privés de KPMG révèle en 2025 un marché mondial caractérisé par une résilience de la valeur des transactions et qui repose sur des échanges importants, un déploiement rigoureux du capital et l’amélioration de la préparation des activités de sortie, bien que les sorties réalisées soient demeurées sélectives. Le Canada reflète généralement ces tendances mondiales, à l’exception de certaines particularités : un contexte de taux d’intérêt stables, des initiatives politiques ciblées qui mettent l’accent sur l’énergie et l’infrastructure et un élargissement des sources de liquidités reposant sur des transactions secondaires. À l’arrivée de 2026, une prudence accrue tempère les élans tout en renforçant l’importance de la rigueur en matière de tarification et des secteurs privilégiés sur les marchés privés au Canada.

      À l’échelle mondiale, la valeur des transactions de placements privés a atteint 2,15 billions de dollars américains en 2025, soutenue par la stabilité des activités dans les Amériques, qui ont généré 1,22 billion de dollars américains, et par le renforcement des résultats en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique. Toutefois, sous ces grands chiffres, le volume général des transactions demeure faible et le marché continue d’affronter des contraintes quant aux occasions de sortie. Il convient de noter que les investissements en infrastructure et en transport se sont accélérés en raison de la demande liée à l’intelligence artificielle (IA) et aux actifs énergétiques, alors que les marchés secondaires ont joué un rôle crucial dans le maintien des liquidités. Au Canada, l’élan s’est renouvelé au quatrième trimestre : l’augmentation du nombre de transactions conclues, de l’envergure de celles-ci et de la disponibilité du crédit ont stimulé la confiance.

      Cet élan fait en sorte qu’en 2026, le contexte des placements privés sera constructif, mais prudent, compte tenu de l’incertitude géopolitique actuelle qui crée de nouveaux risques liés aux prix de l’énergie, à l’inflation et à la confiance du marché. Si les activités n’ont pas stagné, les investisseurs sont de plus en plus vigilants et sélectifs.


      Rebondissement des activités et nouveaux facteurs dans le secteur des placements privés au Canada

      Au Canada, la valeur totale des transactions de placements privés a atteint 63,8 milliards de dollars américains pour 596 transactions conclues en 2025, ce qui reflète une reprise par rapport à la faiblesse observée à la mi-année et une amélioration des actifs de plus grande envergure au quatrième trimestre. La confiance des investisseurs s’est renforcée en fin d’année, à mesure que la disponibilité du crédit s’est améliorée et que les attentes en matière d’évaluation se sont normalisées. Les premières données de 2026 semblent indiquer que, même si les volumes de transactions au Canada semblent généralement correspondre à ceux de l’an dernier, la valeur des transactions a suivi la tendance des États-Unis pendant les deux premiers mois de l’année, ce qui reflète une amorce prudente alors que les commanditaires procèdent à une réévaluation de la valeur, des conditions de financement et du risque géopolitique.

      Les sentiments à l’égard du marché se sont améliorés tardivement en 2025, alors que les taux d’intérêt se sont stabilisés et que les attentes en matière d’évaluation sont devenues plus réalistes. À l’arrivée de 2026, l’incertitude a rendu les investisseurs plus prudents, en particulier en ce qui a trait au contexte géopolitique et aux prix de l’énergie.
      John Cho
      John Cho

      Associé et leader national, Services-conseils transactionnels,

      et leader, Groupe mondial d’investisseurs institutionnels, KPMG

      Les fonds souverains du Moyen-Orient sont de plus en plus actifs en Amérique du Nord, et pas seulement au Canada. Les ambitions de croissance et les réformes sociales entraînent une migration des talents et du capital dans les économies développées, apportant de nouvelles solutions de capital qui font concurrence aux options nationales. En parallèle, l’incertitude plane au Moyen-Orient en ce qui concerne la durabilité de cette migration, en particulier si l’augmentation des prix de l’énergie et l’instabilité prolongée pèsent sur l’appétit pour le risque et le moment des transactions à l’échelle mondiale.

      Comparaison des tendances en matière de placements privés au Canada et à l’échelle mondiale

      Le marché des placements privés du Canada présente plusieurs divergences par rapport aux tendances mondiales. Tout d’abord, alors que la reprise au Canada repose sur des transactions d’envergure comme ailleurs dans le monde, les volumes de transactions demeurent généralement faibles par rapport aux sommets historiques. À l’échelle des Amériques, la valeur totale des 9 118 transactions conclues en 2025 a atteint 1,22 billion de dollars américains, dont 63,8 milliards de dollars américains et 596 transactions au Canada, ce qui reflète un contexte d’investissement stable, mais sélectif. Ces chiffres soulignent l’intérêt continu des investisseurs pour les occasions à conviction élevée, la force opérationnelle et l’harmonisation sectorielle. Ensuite, la perspective du Canada repose de plus en plus sur les initiatives politiques fédérales qui accordent la priorité aux infrastructures et aux énergies essentielles, appuyant directement des secteurs comme les centres de données, la résilience du réseau et la transmission, qui sont indispensables dans une économie alimentée par l’IA. Cette position proactive diffère de celle de régions comme l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, où l’hésitation des investisseurs persiste et où les activités de premier appel public à l’épargne demeurent limitées.

      Le Canada est également le théâtre d’innovations en matière de solutions de liquidités. À l’échelle mondiale, les transactions secondaires continuent de croître, les activités complémentaires représentant 650,9 milliards de dollars américains et 9 683 transactions à elles seules en 2025.   Le Canada tire avantage de cette tendance, qui suscite une augmentation de la participation des investisseurs individuels, des investisseurs très fortunés et des bureaux de gestion familiale, élargissant l’univers des acheteurs de sorties sélectives et de solutions administrées par des sociétés en nom collectif.

      Appuyés par les politiques et la participation grandissante des investisseurs fortunés et individuels, les marchés privés du Canada érigent des fondations plus diversifiées et durables pour la création de valeur dans le secteur des placements privés.
      Neil C. Blair
      Neil C. Blair

      Associé et leader national, Services-conseils transactionnels

      Les investisseurs et le financement restent prudents, mais pas fermés

      Si les investisseurs et le financement demeurent prudents, le marché est loin d’être fermé. Bien qu’il reste d’importants capitaux disponibles, les activités de financement à l’échelle mondiale ont atteint leur niveau le plus bas depuis une décennie, les engagements étant de plus en plus concentrés sur des fonds d’envergure. Le Canada connaît des tendances semblables, alors que les investisseurs sont sélectifs et axés sur des investissements qui produisent des liquidités et des améliorations opérationnelles durables plutôt que de compter seulement sur la croissance de l’évaluation. Ce contexte a donné lieu à une augmentation des rachats de taille moyenne, les commanditaires accordant la priorité à des acquisitions complémentaires et à la croissance des plateformes dans des secteurs associés à une puissante tarification.

      Le financement se concentre sur des fonds plus vastes et établis, alors que les nouveaux fonds connaissent des difficultés. Les sociétés en commandite se tournent vers la qualité, préférant doubler la mise auprès de sociétés en nom collectif qui ont fait leurs preuves. L’attribution excessive et le manque de liquidités font en sorte que les sociétés en commandite deviennent plus sélectives, et les distributions en capital versé deviennent une mesure importante pour les attributions futures.

      Au fil de l'année, la prudence s'accentue tandis que les commanditaires passent davantage de temps à élaborer des scénarios de baisse et à retarder des processus dans lesquels le risque lié à l’évaluation ou encore l’exposition aux opérations demeurent élevés. C'est en particulier le cas en ce qui a trait au carburant, au transport ou aux intrants énergétiques.

      Vers où sont dirigés les fonds au Canada?

      De plus en plus, les capitaux sont orientés vers l’infrastructure et les centres de données d’IA, où la demande croissante et les coûts de construction élevés suscitent des investissements. Les contraintes d’énergie s’ajoutent à l’importance stratégique de ces actifs. Les secteurs de l’énergie et des ressources naturelles attirent aussi énormément d’attention, alors qu’ils reçoivent l’appui de politiques gouvernementales favorables et des investissements stratégiques de sources nationales et internationales. Les investissements dans les projets de minéraux critiques et d’énergie sont remarqués pour le potentiel de produire des rendements stables et remédier aux considérations inflationnistes et géopolitiques.

      Alors que les bases de la demande demeurent solides, l’importance de la rigueur en matière de tarification s’accroît. Les investisseurs évaluent des possibilités liées aux infrastructures de remplacement ou secondaires dans un contexte où les évaluations d’entrée sont plus défendables. Une « ruée vers l’or » attribuable à la demande liée à l’IA est en cours pour les centres de données, mais une évaluation élevée fait en sorte que certains investisseurs privés se détournent des principaux actifs. Alors que les stratégies d’infrastructure et de placements privés convergent, la baisse des seuils de rendement du capital consacré à l’infrastructure continue de susciter une hausse de la tarification. Cela incite les commanditaires à privilégier les infrastructures secondaires et les investissements dont les points d’entrée ajustés en fonction du risque sont plus attrayants.

      Après une période de faible activité, les investissements en technologie reprennent, en particulier dans les logiciels et les plateformes qui permettent l’utilisation de l’IA ou qui offrent une protection contre les perturbations liées à celle-ci. Toutefois, la validation commerciale demeure une exigence essentielle pour les investisseurs. Les placements privés sont en baisse dans le secteur automobile en Amérique du Nord (14 milliards de dollars et 220 transactions par rapport au double l’an dernier). Les droits de douane, la volatilité de la chaîne d’approvisionnement et les perturbations technologiques (IA, imposition d’objectifs liés à la vente de véhicules électriques) constituent des facteurs déterminants. Le secteur, qui s’adapte à une nouvelle norme, devrait revenir plus fort et résilient malgré les difficultés actuelles.

      Au fur et à mesure que l’année 2026 s’écoule, un intérêt accru pour le secteur canadien de la défense se manifeste. Les dépenses fédérales croissantes et les tensions géopolitiques grandissantes font en sorte que les investisseurs en placements privés se concentrent davantage sur le secteur, à la fois en s’exposant aux portefeuilles existants et en tirant parti des possibilités de nouvelles plateformes. Cela s’accompagne de répercussions en aval sur les chaînes d’approvisionnement liées à la défense.

      Évolution des voies de sortie dans les placements privés au Canada

      Alors que les activités de sortie s’accentuent, les volumes réalisés demeurent restreints. Les commanditaires consacrent davantage de temps à la préparation des actifs pour les marchés en professionnalisant les opérations, en renforçant la préparation des rapports financiers et en intégrant des initiatives de productivité avant de lancer des processus de sortie officiels dans un marché qui conserve une tendance en faveur des acheteurs. Sur le continent américain, la publication de listes publiques a repris, surtout aux États-Unis, alors que le Canada connaît une nouvelle émergence des premiers appels publics à l’épargne dans les secteurs de la technologie et de l’immobilier. Par ailleurs, le pays connaît une croissance des transactions secondaires et des instruments de continuité alimentés par des sociétés en nom collectif, qui améliorent déjà les liquidités et contribuent à une détermination plus claire des prix des actifs de grande qualité.

      Le Canada connaît également un changement structurel, alors que la démocratisation des marchés privés élargit l’accès aux investisseurs individuels et aux bureaux de gestion familiale. Ce changement crée de nouvelles voies de sortie et d’investissements conjoints qui apportent principalement des avantages aux commanditaires du marché intermédiaire, qui doivent subir des périodes de rétention prolongées. En élargissant le bassin d’investisseurs et la participation au marché, ces tendances contribuent à combler les écarts d’évaluation et à dynamiser le contexte de sortie.

      Implications stratégiques pour les chefs de file des placements privés au Canada

      Alors que les chefs de file des placements privés au Canada composent avec un marché en évolution rapide, plusieurs priorités stratégiques émergentes peuvent aider les sociétés à se positionner pour réussir à long terme.

      1. Coordonner les stratégies d’investissement et la demande alimentée par les politiques. Il faut se concentrer sur les occasions liées aux plateformes dans les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie et de l’IA, dans lesquels les initiatives gouvernementales et les tendances à long terme appuient une croissance soutenue et des options de sortie diversifiées.
      2. Créer de la souplesse dans la planification des sorties. Il faut structurer les sociétés de portefeuille afin qu’elles soient prêtes à emprunter plusieurs voies de sortie, y compris des activités de fusions et d’acquisitions stratégiques et des transactions secondaires ou des instruments de continuité. Une sollicitation rapide des investisseurs individuels et des investisseurs fortunés peut contribuer à élargir le bassin d’acheteurs potentiels.
      3. Mettre l’accent sur la création de valeur opérationnelle. Dans un contexte où les évaluations sont restreintes, il faut accorder la priorité à des stratégies comme l’achat et la construction, les analyses de prix avancées, l’optimisation de l’approvisionnement, la gestion du fonds de roulement et l’amélioration de la productivité alimentée par l’IA à l’échelle du portefeuille.
      4. Se concentrer davantage sur les occasions nationales. Les institutions canadiennes devraient attribuer davantage de capital aux investissements nationaux en tirant parti des connaissances du marché local et en se coordonnant avec les politiques. Les commanditaires auront ainsi l’occasion de trouver des transactions exclusives et d’accélérer les activités d’investissements conjoints au Canada.
      5. Planifier en fonction d’une incertitude prolongée. Il faut pouvoir faire preuve de flexibilité quant au rythme des investissements et au moment des sorties, mettre à l’épreuve l’exposition des portefeuilles à la volatilité du secteur de l’énergie et des coûts des intrants et accorder la priorité à la résilience et à la visibilité des liquidités compte tenu du risque géopolitique.

      En traitant ces approches en priorité, les sociétés canadiennes de capital-investissement peuvent s’adapter davantage aux changements sur le marché, saisir les occasions émergentes et susciter une valeur durable à la fois pour les investisseurs et les sociétés de portefeuille.

      Avantages du Canada sur le plan des placements privés

      Au cours de la prochaine année, les placements privés au Canada devraient faire l’objet d’investissements plus stables, en particulier dans les secteurs de l’infrastructure et de l’énergie ainsi que ceux liés à l’IA. L’amélioration des options de sortie, par exemple les transactions secondaires et sélectives de premier appel public à l’épargne, favorise la liquidité du marché. Si les risques liés aux droits de douane, aux coûts de financement et à l’incertitude mondiale persistent, l’orientation claire des politiques et la base de ressources robuste du Canada fournissent une fondation solide pour la croissance. Une augmentation du capital canadien dans les occasions nationales est probable avec un éventail élargi d’acheteurs à la sortie.

      Le milieu des affaires, les responsables des politiques et le gouvernement sont plus coordonnés que jamais au Canada, ce qui le rend de plus en plus attrayant pour le capital étranger, en particulier dans les secteurs de l’infrastructure et de l’énergie. Par rapport aux États-Unis, le contexte politique du Canada représente un avantage concurrentiel.

      À l’avenir, plusieurs facteurs façonneront le contexte des placements privés au Canada et susciteront la croissance. Les prévisions pour 2026 demeurent constructives, mais reposent de plus en plus sur une accalmie qui entraînera probablement un retard sur des actifs bien préparés que l’on mettra éventuellement sur le marché. 

      Principaux points à retenir sur le marché des placements privés au Canada en 2026

      1. La confiance revient et des transactions plus imposantes et convaincantes dominent les activités, bien que les volumes généraux demeurent mesurés alors que les investisseurs adoptent une approche plus prudente et consciencieuse.
      2. Malgré l’aggravation de l’incertitude géopolitique, les politiques fédérales continuent de susciter des investissements dans les secteurs prioritaires comme l’infrastructure, l’énergie et la défense.
      3. Les options de liquidités s’élargissent dans les transactions secondaires, les instruments de continuité, les réseaux d’investisseurs individuels et les bureaux de gestion familiale, alors que les voies de sortie traditionnelles demeurent sélectives et dépendent du moment.
      4. L’importance des secteurs ciblés est croissante, le capital se concentrant sur les occasions relatives à la défense, les infrastructures fondées sur l’IA et les plateformes technologiques résilientes.
      5. Les institutions canadiennes devraient augmenter les attributions à l’échelle nationale au fil du temps, créant des occasions pour les commanditaires qui concordent avec les priorités des politiques, la résilience des liquidités et la création de valeur opérationnelle.

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      Favoriser la prospérité du secteur des placements privés dans un contexte économique en évolution


      Rapport Regard sur les placements privés T4 2025 – Analyses mondiales

      Analyse trimestrielle KPMG sur les placements privés dans le monde (en anglais).



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      John Cho

      Associé et leader national, Services-conseils transactionnels, et leader, Groupe mondial d’investisseurs institutionnels, KPMG International

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      Associé et leader national, Services-conseils transactionnels

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