En juillet 2026, le Canada et huit pays partenaires ont annoncé leur intention d’établir la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (« BDSR »). Même si les détails au sujet du modèle opérationnel définitif ne sont pas encore connus, l’initiative pourrait créer un nouvel ensemble de considérations stratégiques pour les institutions financières canadiennes.
La participation à l’écosystème de la BDSR peut demander aux banques de regarder au-delà des risques financiers et réglementaires traditionnels. La fraude, la lutte contre le blanchiment d’argent, les sanctions, la cybersécurité et la résilience opérationnelle pourraient devenir de plus en plus liées à des considérations économiques et de sécurité nationale de plus large portée. Même les activités et l’information bancaires familières peuvent prendre une plus grande importance stratégique dans un environnement centré sur la défense.
Ce rapport examine la manière dont la BDSR pourrait refaçonner le contexte des risques pour les banques canadiennes. Il considère les occasions potentielles, les risques et les exigences en matière de gouvernance qui sont associés à la participation, tout en identifiant les questions clés que les dirigeants devraient poser maintenant.
Le défi qui en découle revient à déterminer la façon dont les activités liées à la BDSR devraient être évaluées en fonction des risques, gouvernées et contrôlées. La réponse requise consiste à superposer aux cadres existants une approche propre à la mission, et non à créer un univers parallèle en matière de conformité.
Les six impératifs ci-dessous traduisent ce défi en considérations pratiques pour les conseils d’administration et les dirigeants.