Le ministre des Finances du Canada, l’honorable François-Philippe Champagne, déposera le budget fédéral de 2026 à la Chambre des communes le 5 novembre 2026.
Un moment décisif pour le Canada
Le budget de 2026 arrive à un moment charnière, alors que le Canada doit composer avec l’incertitude économique, les transformations géopolitiques et des dynamiques relatives aux investissements mondiaux en pleine évolution. Les Canadiens et les entreprises seront à la recherche de signes indiquant que les engagements du gouvernement se traduisent en mesures concrètes, en conciliant ambitions de croissance et rigueur budgétaire. L’incertitude entourant les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, la résilience économique et la compétitivité devraient orienter les décisions économiques à long terme du gouvernement et les priorités du budget de 2026.
Le ministre des Finances, l’honorable François-Philippe Champagne, a décrit le budget de 2026 comme étant axé sur « l’attraction des investissements, l’avancement de grands projets et la création de bons emplois partout au pays ». Des consultations à l’échelle nationale ont eu lieu pendant huit semaines cet été afin de discuter d’enjeux tels que l’incidence des droits de douane américains et de l’incertitude économique, le renforcement de la souveraineté économique et de la compétitivité du Canada au moyen d’un régime fiscal plus concurrentiel, l’accroissement des investissements et de la productivité, la gestion des défis liés au logement et à la main-d’œuvre et l’avancement de l’innovation et de la transformation numérique au moyen de l’intelligence artificielle (« IA »).
Ensemble, ces priorités contribueront à façonner les mesures en matière de politiques, de fiscalité et d’investissement que les entreprises et les Canadiens surveilleront dans le budget de 2026.
Lucia Iacovelli
Associée directrice canadienne, Fiscalité et KPMG cabinet juridique
Toronto
KPMG Canada
Politiques fiscales et investissement : créer un environnement d’affaires plus concurrentiel
Les chefs d’entreprise seront à l’affût afin de voir si le budget de 2026 fait progresser une réforme fiscale significative en vue d’améliorer le climat d’investissement au pays et la compétitivité du Canada. La nouvelle mégadéduction à la productivité a été accueillie favorablement et elle devrait avoir une incidence sur la prise de décisions d’investissement, en encourageant davantage d’entreprises à effectuer des investissements visant à améliorer la productivité.Il reste à déterminer si le budget va plus loin. Cela pourrait comprendre des mesures fiscales et de financement supplémentaires pour soutenir l’automatisation, l’intelligence artificielle, la fabrication de pointe et les infrastructures numériques, ainsi que des efforts visant à réduire la complexité et à alléger le fardeau lié à l’observation.
Étant donné que les budgets fédéraux peuvent instaurer des mesures fiscales qui entrent en vigueur immédiatement, les entreprises et les investisseurs devraient examiner toute opération ayant une incidence fiscale avant le jour du budget afin d’atténuer le risque de modifications fiscales défavorables.
87 % des chefs d’entreprise souhaitent que le gouvernement procède à un examen approfondi du régime fiscal canadien
85 % des chefs d’entreprise croient que le régime fiscal canadien devrait être simplifié afin de réduire la complexité
51 % des chefs d’entreprise affirment que la mégadéduction à la productivité encouragera les investissements dans les nouvelles machines, l’équipement, la technologie et les projets d’immobilisations
Pour obtenir un aperçu plus détaillé des mesures fiscales et des considérations relatives aux politiques qui pourraient être incluses dans le budget de 2026, lisez le bulletin FlashImpôt de KPMG.
Productivité et innovation : renforcer le potentiel économique du Canada
Pour les chefs d’entreprise, la principale question est de savoir si le budget de 2026 fera du Canada un lieu plus concurrentiel pour investir. Il sera important de surveiller les précisions sur le Fonds pour un Canada fort, la politique « Achetez canadien » pour l’approvisionnement, la modernisation de la réglementation et la stratégie « L’IA pour tous ». En fin de compte, la mise en œuvre accélérée du programme économique du gouvernement, des coûts concurrentiels et des conditions propices à la croissance et à la prise de risques orienteront les décisions d’investissement.
89 % des fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux affirment que le Canada devrait élaborer et mettre en œuvre une politique de gouvernance de l’IA détaillée, tant pour le secteur public que pour le secteur privé.
Commerce, résilience économique et secteurs stratégiques : bâtir des chaînes d’approvisionnement résilientes
Les chefs d’entreprise surveilleront également la façon dont le budget de 2026 tient compte du contexte commercial plus incertain. Comme les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada, les priorités consistent notamment à gérer les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, tout en faisant progresser la diversification, en créant des chaînes d’approvisionnement plus résilientes et en soutenant des secteurs stratégiques tels que la défense, les minéraux critiques, la fabrication de pointe et l’énergie. Les choix en matière de politiques dans ces domaines pourraient aider les entreprises à composer avec les perturbations et à mieux positionner le Canada dans le cadre d’une économie mondiale en évolution.
84 % des chefs d’entreprise croient que le Canada a raison de chercher à établir un partenariat spécial avec l’Union européenne et d’autres partenaires commerciaux stables
72 % des chefs d’entreprise estiment que le Canada devrait tenir bon jusqu’à ce qu’il parvienne à conclure une meilleure entente commerciale, même si cela entraîne des difficultés économiques
77 % des chefs d’entreprise estiment que le Canada avait raison de suspendre les négociations commerciales avec les États-Unis et d’imposer des contre-mesures tarifaires
Infrastructure, énergie et grands projets : transformer l’ambition en action
Le budget de 2026 devrait mettre davantage l’accent sur l’accélération des projets d’intérêt national et la transformation des capitaux disponibles en développement économique à long terme. Les aspects à surveiller comprennent notamment les approbations des grands projets et les infrastructures dans les domaines de l’énergie, des corridors commerciaux, des ports, des chemins de fer, de l’électricité et des minéraux critiques, ainsi que les efforts visant à mieux harmoniser le financement, l’approvisionnement et les politiques sectorielles. L’élargissement des modèles de financement public-privé pourrait également contribuer à mobiliser des capitaux institutionnels et privés. L’un des principaux défis consiste à transformer ces capitaux en projets susceptibles de faire l’objet d’investissements qui peuvent être mis en œuvre à grande échelle et qui renforcent la résilience économique du Canada.
Logement, abordabilité et main-d’œuvre : répondre aux besoins d’un Canada en pleine croissance
Le budget de 2026 devra répondre aux pressions interreliées en matière de logement, d’abordabilité et de capacité de main-d’œuvre, ainsi que leurs répercussions plus larges sur les entreprises canadiennes. Les Canadiens et les entreprises surveilleront les progrès en matière de construction de logements abordables à grande échelle par l’intermédiaire de Maisons Canada, les mesures visant à répondre aux défis liés au marché du travail et les initiatives qui renforcent le perfectionnement des compétences et la préparation de la main-d’œuvre. Ces mesures comprennent notamment le renforcement des compétences et des capacités organisationnelles nécessaires afin de soutenir l’adoption responsable de l’IA à grande échelle.L’efficacité avec laquelle ces mesures permettent de répondre aux enjeux de disponibilité des talents, de coûts d’exploitation et de pressions sur les ménages aura des répercussions importantes sur les entreprises, les employées et la demande des consommateurs.
Comment KPMG peut vous aider
L’équipe multidisciplinaire de professionnels de KPMG réunit un large éventail de points de vue et d’expériences pour vous aider, vous et votre entreprise, à composer avec les modifications présentées dans le budget fédéral de 2026. Nous offrirons des analyses en temps opportun sur les mesures annoncées et sur l’incidence qu’elles pourraient avoir sur les Canadiens et les entreprises. Consultez cette page régulièrement à mesure que les détails se précisent.
Analyses
Communiquez avec nous
À propos du sondage sur le budget fédéral 2026 de KPMG
Les répondants provenaient d’un large éventail de secteurs, notamment l’agriculture, l’automobile, la construction, la fabrication, les services bancaires, l’assurance, le commerce de détail et de gros, l’énergie, les services publics, les infrastructures, l’administration publique, les soins de santé et les technologies. KPMG Canada a mené ce sondage auprès de 346 propriétaires d’entreprise et décideurs canadiens du 22 septembre au 2 octobre 2026. Tous les répondants sont membres du Angus Reid Forum. Parmi les répondants, 21 % dirigent des entreprises dont les revenus bruts annuels s’élèvent à 1 milliard de dollars ou plus; 34 %, des entreprises affichant des revenus de 500 millions à moins de 1 milliard de dollars; 10 %, de 300 millions à moins de 500 millions de dollars; 16 %, de 100 millions à moins de 300 millions de dollars; et 19 %, de 10 millions à moins de 100 millions de dollars.
Au sein de l’échantillon, 57 % des entreprises sont à capital fermé, 24 % sont détenues par des sociétés de capital-investissement, 17 % sont inscrites en bourse et 2 % sont des filiales de sociétés étrangères. Parmi les entreprises représentées, 48 % étaient établies en Ontario, 16 % en Colombie-Britannique, 15 % au Québec, 11 % en Alberta, 6 % en Saskatchewan et au Manitoba, et 3 % au Canada atlantique.