Dans le cadre des pourparlers commerciaux en cours entre le Canada et les États-Unis, 88 % des chefs d'entreprise canadiens affirment que le plus grand risque pour leur entreprise serait de perdre les protections actuelles en vertu de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), révèle un nouveau sondage de KPMG. De plus, 84 % s'attendent à payer un certain montant de droits de douane américains, même si leurs marchandises sont admissibles en vertu d'un futur accord commercial continental.
Le sondage annuel sur le budget fédéral mené par KPMG auprès de 501 chefs d'entreprise canadiens révèle que plus de 9 chefs d'entreprise sur 10 croient que le plus grand risque pour l'avenir économique du Canada est un résultat négatif dans le cadre de la renégociation de l'accord de libre-échange avec les États-Unis. Bien que l'obtention d'un accord commercial soit considérée comme essentielle pour l'économie canadienne, 82 % des chefs d'entreprise croient que les droits de douane américains, qui exigent essentiellement que les entreprises de tous les pays (y compris le Canada) paient pour avoir accès au marché américain, sont là pour de bon.
« Bien que les exemptions pour les marchandises conformes à l'ACEUM offrent une porte de sortie contre de nombreux droits de douane américains, le cadre et les règles pourraient changer en vertu d'un nouvel accord commercial », a déclaré Joy Nott, associée, Douanes et commerce international. « Historiquement, une zone de libre-échange nord-américaine a permis aux trois pays d'agir contre les menaces liées à la chaîne d'approvisionnement mondiale et de travailler ensemble dans un environnement commercial mondial hautement concurrentiel. Cependant, nous pourrions voir une situation où un accord bilatéral avec les États-Unis remplace l'ACEUM en 2026 et modifie les règles du jeu. »
Compte tenu de l'évolution de la dynamique commerciale, quatre chefs d'entreprise sur cinq affirment qu'ils appuieraient un accord bilatéral avec les États-Unis seulement. Mme Nott souligne que, bien qu'un accord trilatéral soit préférable, un accord entre le Canada et les États-Unis seulement demeure un résultat acceptable des négociations pour une majorité de chefs d'entreprise. De plus, si un tel accord bilatéral est conclu, le Canada bénéficiera toujours d'un accord de libre-échange avec le Mexique : l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (bien que celui-ci ait des modalités distinctes).