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      Le Plan d’action concernant l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) 2.0 constitue une réforme importante du système fiscal international menée par le Cadre inclusif et l’Organisation de coopération et de développement économiques (« OCDE »).

      Le Pilier Deux est une composante clé de cette initiative. Ce pilier a pour but de s’assurer que les groupes de multinationales visés sont assujettis à un taux d’imposition effectif minimum de 15 % dans chaque juridiction où ils exercent leurs activités.

      Le Canada a mis en œuvre des éléments clés du cadre du Pilier Deux au moyen de sa Loi sur l’impôt minimum mondial, adoptée en 2024. La Loi, qui s’applique aux groupes de multinationales admissibles pour les exercices ouverts à compter du 31 décembre 2023, met en œuvre la règle d’inclusion du revenu et un impôt complémentaire minimum national. De plus, le Canada a mis en œuvre une règle relative aux profits insuffisamment imposés pour les exercices ouverts à compter du 31 décembre 2025. Les groupes ayant leur siège social au Canada et les entités canadiennes de groupes dont la société mère est étrangère pourraient avoir des obligations en matière d’impôt, de déclaration, de notification ou de paiement en vertu de ces règles, même s’ils ne doivent finalement pas d’impôt complémentaire canadien.

      La conformité au Pilier Deux ne se limite pas à calculer l’impôt complémentaire potentiel. Les organisations pourraient devoir coordonner l’information financière, la fiscalité, les données, les technologies et la conformité au sein de plusieurs entités et juridictions. Des processus, des rôles et des contrôles clairs peuvent aider les entreprises à gérer leurs obligations continues de déclaration et de conformité.

      Alors que les règles et les exigences administratives relatives à l’impôt minimum mondial continuent d’évoluer, il est essentiel que les organisations surveillent les développements au Canada et dans les autres juridictions où elles exercent leurs activités.


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      Aperçu de l’impôt minimum mondial

      Qu’est-ce que le Pilier Deux?

      Le Pilier Deux est un cadre fiscal mondial qui applique un taux d’imposition effectif minimum de 15 % aux groupes de multinationales visés, par juridiction.

      Qui est touché?

      Les groupes de multinationales dont le chiffre d’affaires annuel consolidé est d’au moins 750 millions d’euros pour au moins deux des quatre années fiscales précédentes sont touchés, sous réserve d’exclusions précises.

      Qu’est-ce qui s’applique au Canada?

      La Loi sur l’impôt minimum mondial du Canada met en œuvre la règle d’inclusion du revenu (« RDIR »), la règle relative aux profits insuffisamment imposés (« RPII ») et un impôt complémentaire minimum national. La Loi s’applique aux groupes de multinationales admissibles pour les exercices ouverts à compter du 31 décembre 2023.


      Qu’est-il nécessaire de produire?

      Selon les circonstances du groupe, les obligations de déclaration pourraient comprendre une déclaration de renseignements GloBE (« DRG ») ou une notification de la DRG, une déclaration d’impôt minimum mondial canadienne et des paiements connexes.

      Quand les déclarations doivent-elles être produites?

      Les déclarations doivent généralement être produites 18 mois après la première année fiscale applicable et 15 mois après chaque année fiscale subséquente.

      Que devraient faire les entreprises dès maintenant?

      Les entreprises devraient confirmer si elles sont visées, si elles sont admissibles à un régime de protection, quel est l’état de préparation de leurs données, quelles sont leurs responsabilités en matière de déclaration et les exigences auxquelles elles sont assujetties dans le cadre du prochain cycle de conformité.



      Qui est touché?

      Le Pilier Deux s’applique généralement aux entreprises multinationales (« EMN ») dont les états financiers annuels consolidés affichent des revenus d’au moins 750 millions d’euros pour au moins deux des quatre exercices précédant immédiatement l’exercice testé. Certaines entités et certains groupes pourraient être exclus.

      Les groupes ayant leur siège social au Canada, les filiales canadiennes et les établissements stables canadiens de groupes dont la société mère est étrangère peuvent tous être touchés. Une organisation peut également avoir des obligations en matière de déclaration ou de notification au Canada, même si elle ne s’attend pas à payer de l’impôt complémentaire canadien.


      Trois incidences clés sur les EMN canadiennes

      Les règles du Pilier Deux s’appliquent juridiction par juridiction, ce qui signifie qu’une EMN qui est considérée comme entrant dans le champ d’application doit calculer son TEI dans chaque juridiction où elle exerce ses activités, en fonction d’un ensemble de règles détaillées et complexes. Par exemple, des impôts plus élevés dans une juridiction ne peuvent pas compenser des impôts plus bas d’une autre. Si le TEI dans la juridiction est inférieur à 15 % (ce qui peut arriver même dans les juridictions ayant des taux nominaux d’imposition élevés ou des TEI selon la comptabilité supérieurs à 15 %), la société est généralement tenue de payer un « impôt complémentaire ».

      Les groupes devraient évaluer la façon dont les règles interagissent avec les structures existantes, les dispositifs transfrontaliers, les incitatifs fiscaux et les changements opérationnels prévus. L’analyse devrait tenir compte de l’impôt complémentaire potentiel, des régimes de protection disponibles, des exigences de production et de la documentation nécessaire afin d’appuyer les positions du groupe.

      La règle d’inclusion du revenu (« RDIR ») agit comme une règle d’imposition principale en vertu du Pilier Deux. Cette règle peut imposer un impôt complémentaire au niveau d’une entité mère au titre d’un revenu faiblement imposé gagné ailleurs au sein du groupe.

      Les juridictions peuvent également appliquer un impôt complémentaire minimum qualifié prélevé localement (« ICMQL »), qui a priorité sur la RDIR et qui permet à la juridiction où le revenu faiblement imposé a été gagné de percevoir l’impôt complémentaire. La règle relative aux profits insuffisamment imposés est conçue comme un filet de sécurité pour les cas où l’impôt complémentaire n’a pas été prélevé en vertu d’un impôt complémentaire minimum national ou de la RDIR. L’échéancier et l’application de la règle dépendent de la législation adoptée dans chaque juridiction concernée.

      Le Pilier Deux donne lieu à de nouvelles considérations relatives à l’information financière et aux informations à fournir en lien avec l’exposition potentielle à l’impôt complémentaire.

      Les groupes devraient tenir compte de la façon dont l’information financière, les comptes réglementaires locaux et les informations des déclarations pays par pays appuient leurs calculs relatifs au Pilier Deux. Les différences entre les données relatives à la comptabilité, à la fiscalité et aux déclarations pourraient entraîner des rapprochements, des examens et de la documentation supplémentaires.

      Les règles comprennent également des régimes de protection transitoires et permanents qui peuvent réduire le fardeau lié au calcul ou accorder un allègement de l’impôt complémentaire lorsque les conditions applicables sont remplies. En vertu du Régime de protection transitoire sur la base de la déclaration pays par pays, un groupe d’EMN peut être admissible à un allègement dans une juridiction en répondant à l’un des trois critères suivants : le critère de la règle du seuil, le critère du taux effectif d’imposition simplifié ou le critère de bénéfices courants. Si une juridiction est admissible, son impôt complémentaire est traité comme étant nul et le groupe n’est généralement pas tenu d’effectuer les calculs détaillés en vertu du Pilier Deux pour cette juridiction pour l’année fiscale en question.

      L’admissibilité devrait être évaluée séparément pour chaque juridiction et chaque exercice, au moyen d’informations admissibles et de documentation à l’appui appropriée. Les organisations devraient également surveiller les changements à la disponibilité, à la durée et aux conditions des régimes de protection pertinents.

      Le calcul du TEI de la juridiction en vertu de ces règles, qui peut être différent du calcul comptable du TEI, peut être complexe et requiert potentiellement une centaine de points de données dans de nombreux pays. Les EMN devraient identifier et résoudre les lacunes en matière de données et établir des processus clairs pour la collecte de données, les calculs, l’examen, la production et la documentation. La technologie et l’automatisation peuvent aider les organisations à gérer le volume de données et les divergences entre les exigences des différentes juridictions. La technologie d’automatisation du BEPS 2.0 de KPMG (« KBAT ») est une solution conçue pour appuyer ce processus.

      Les coûts liés à la transition et à la conformité continue peuvent être importants, même si aucun impôt complémentaire n’en découle. La planification et les budgets doivent tenir compte des complexités des parties prenantes multiples et des besoins en matière de ressources afin de gérer les changements de système potentiels sur plusieurs années.

      La coordination pourrait être requise lorsque la déclaration de renseignements GloBE (« DRG ») est produite de manière centralisée, mais que des déclarations, des notifications ou des paiements d’impôt locaux demeurent exigibles dans des juridictions individuelles. Les groupes devraient confirmer à quelle entité il incombe de produire chaque document, où la DRG sera produite, si les conditions pertinentes pour les échanges ont été remplies et quelles obligations locales subsistent.




      Nous pouvons être utiles

      L’équipe multidisciplinaire de KPMG peut aider les organisations tout au long du cycle de vie du Pilier Deux, de l’évaluation de la portée et des incidences à l’état de préparation des données, les calculs, la déclaration et la conformité continue.


      Modélisation du Pilier Deux
      Modélisation générale permettant d’estimer les résultats numériques en fonction des données financières et de déterminer les répercussions sur le taux effectif d’imposition (« TEI ») et l’impôt à payer selon divers scénarios.

      Services-conseils en comptabilité
      Approche coordonnée visant à répondre aux questions liées aux systèmes et aux données, y compris la planification fondée sur un choix de traitement comptable.

      Simplification de l’entité juridique
      Aide à la restructuration dans les situations où la structure du groupe et la chaîne de valeur ne sont plus appropriées.

      Chart

      Analyse des répercussions
      Analyse de la structure du groupe afin d’identifier le champ d’application du groupe aux fins du Pilier Deux. Identification plus précise des documents d’information sur le marché requis.

      Données, systèmes et observation
      Compréhension essentielle des sources des données, des systèmes et de la maintenance afin d’appuyer la mise en œuvre et la production d’informations adaptées aux taxes sous des formes standards et adaptables.

      Planification fiscale
      Identification des occasions de planification visant à gérer l’incidence des règles du Pilier Deux et des nouvelles mesures adoptées dans les pays concernés.



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      Aider les entreprises à composer avec la complexité des lois fiscales internationales et des exigences en matière d’observation.
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      building

      Renee Milligan

      Associée, Création de valeur fiscale, Fiscalité internationale des sociétés

      Toronto

      KPMG Canada

      Rachael Ogilvie-Harris

      Associée, Création de valeur fiscale, Fiscalité internationale des sociétés

      Toronto

      KPMG Canada