L’intelligence artificielle (« IA ») est très prometteuse et l’étude de ses cas d’utilisation suscite beaucoup d’enthousiasme, particulièrement en ce qui concerne l’IA générative. À l’instar de toutes les tentatives d’innovation, l’intelligence artificielle connaît des fortunes diverses qui dépassent parfois les attentes.Contre toute attente, les échecs des cas d’utilisation de l’IA sont plus souvent causés par la gouvernance que par la technologie. C’est pour cette raison que les comités d’audit jouent un rôle déterminant dans le succès des cas d’utilisation de l’IA. En supervisant le déploiement de l’IA, les comités sont en mesure de contribuer à renforcer la confiance envers cette innovation, et de contenir les risques qu’elle représente, ce qui favorise une adoption plus harmonieuse, plus généralisée et plus pérenne.
Certes, l’IA existe depuis de nombreuses années, mais son utilisation s’est largement imposée récemment avec l’adoption à grande échelle de l’IA générative, qui peut, au moyen des requêtes des utilisateurs, créer du contenu original comme du texte, des images, du son et des vidéos. Aujourd’hui, 59 % des organisations canadiennes consacrent plus de 10 % de leur budget informatique à l’IA. De plus, selon une étude de KPMG l’adoption de l’IA générative progresse à un rythme tel que la moitié des travailleurs canadiens l’utiliseront d’ici 2026.1,2
Le déploiement de l’IA générative est en cours à tous les niveaux de l’entreprise en tant que solutions exclusives et par l’entremise de fournisseurs de logiciels-services qui l’intègrent de plus en plus à leurs produits. Dans la plupart des cas, ces déploiements prennent la forme soit d’outils de productivité capables d’effectuer des tâches telles que la transcription ou la rédaction de courriels, soit d’outils basés sur les connaissances qui puisent dans un ensemble de données à jour et utilisent l’IA générative dès le départ pour répondre aux demandes.