Selon une nouvelle étude de KPMG International et de l’Université de Melbourne, le Canada figure parmi les pays qui possèdent les plus bas niveaux de formation en IA et de confiance en celle-ci.
« Utilisation de l’intelligence artificielle, confiance et point de vue : une étude de 2025 à l’échelle mondiale » constitue l’analyse internationale la plus complète sur la confiance dans l’intelligence artificielle (IA), son utilisation et les attitudes envers celle-ci. Dans le cadre de cette étude, plus de 48 000 personnes issues de 30 économies avancées (dont 1 025 répondants canadiens) et de 17 administrations émergentes ont été sondées.
L’étude classe le Canada au 3e avant-dernier rang parmi les 47 pays évalués en matière de formation en IA, et en 2e avant-dernière position parmi les 30 économies avancées, telles que définies par le Fonds monétaire international (FMI). En ce qui concerne la confiance dans les systèmes d’IA, le Canada occupe les 42e et 25e rangs, respectivement.
Selon Benjie Thomas, chef de la direction et associé principal chez KPMG au Canada, les résultats de l’étude soulignent la nécessité d’investir davantage dans la formation et la réglementation afin de renforcer la confiance des Canadiens dans l’IA, et d’utiliser stratégiquement cet outil pour aider à résoudre la crise de productivité du pays.
« L’économie canadienne subit de multiples pressions : les droits de douane américains bouleversent le système commercial mondial, les changements géopolitiques augmentent les risques opérationnels et la technologie progresse à la vitesse de l’éclair. Le moment est venu pour nos organisations, nos institutions et nos gouvernements de saisir l’occasion unique que nous offre l’IA d’agir avec audace pour stimuler la prospérité et faire progresser notre position concurrentielle », déclare M. Thomas.
« Le faible degré de formation en IA des Canadiens les empêche de faire confiance à la technologie, et cela représente un obstacle majeur à son adoption. Plus ils en sauront sur l’IA, plus ils seront susceptibles d’y faire confiance et de l’utiliser. Nous devons susciter l’enthousiasme des Canadiens et des organisations du pays à l’égard de l’utilisation de l’IA, car cette technologie peut nous aider à accroître notre productivité et à créer une économie plus compétitive et plus dynamique », ajoute-t-il.