Après quelques années difficiles, tant pour les acheteurs que les vendeurs, le marché des fusions et des acquisitions (F&A) recommence à prendre du mieux. Mais ne vous attendez pas à revivre la dernière vague de prospérité, qui a atteint son sommet en 2021. À l’époque, en raison du faible loyer de l’argent, chaque vente comptait plusieurs soumissionnaires, entraînant une montée en flèche des évaluations, même si les données fondamentales ne le justifiaient pas. Dans la conjoncture actuelle, où les taux d’intérêt recommencent à baisser, où l’inflation s’apaise et où les craintes d’un atterrissage brutal s’estompent, les soumissionnaires sont moins nombreux, exercent un contrôle diligent plus serré et, ultimement, paient un prix qui cadre davantage avec les évaluations classiques.
Ceux qui souhaitent vendre leur entreprise au cours des prochaines années devront adopter une approche différente de celle observée dernièrement, où la frénésie des achats a fait monter les enchères. Aujourd’hui, pour obtenir le prix ciblé, les vendeurs devront réussir dès maintenant à démontrer la croissance durable de leurs revenus et de leurs marges bénéficiaires afin d’être prêts quand les marchés reprendront.